Regardez mars et venus 3 - sergio 17 sur Dailymotion. Vous devez avoir lu qu’autrefois le dieu Mars, Blessé par Cupidon d’une flèche dorée, Après avoir dompté les plus fermes remparts, Mit le camp devant Cythèrée. Gélaste montre à Acante une tapisserie, ou sont représentées les Amours de Mars et de Vénus, et lui parle ainsi. ce dernier n'est pas loin, il fait voler deux colombes aurès d'eux. This article examines the sources of the anonymous author who, at the beginning of the fourteenth century, produced the first complete translation in the vernacular language of Ovid’s Metamorphoses, before providing a second “translation,” a thematic transposition, that lifted the veil of the fable to reveal its allegorical meaning. 20Ainsi le développement de la saynète dans laquelle les dieux se gaussent des amants – et du mari cocu à la fois, a pu aussi s’inspirer des vers 4372-4373 de l’Eneas : « por quant s’en i ot il de teus / qui volsissent estre alsement / laciez o li estroitement ». Marylène Possamaï-Perez, « Traduire Ovide au xive siècle : les amours de Mars et de Vénus au livre IV des Métamorphoses et de l’Ovide moralisé Â», Médiévales [En ligne], 75 | automne 2018, mis en ligne le 15 octobre 2019, consulté le 01 février 2021. Quae quidem virtus prava consuetudine illiciti fervoris quasi cathena constringitur. // Tableau de Paul Véronése, qui est dans le Cabinet de Monseigneur le Duc d'Orleans. Il a donc prévenu Vulcain. Un autre vers ajouté aux Métamorphoses, le vers 1346 (« Trop en fu Venus adolee ») vient peut-être du vers 582 du livre II de l’Ars : « Vix lacrimas Venerem continuisse putant36 ». Mais alors que le poème latin livre un récit de vingt-six vers, son hypertexte roman déroule l’histoire sur cent quatre vers, ce qui constitue une amplification par rapport à la proportion habituelle de cette traduction : celle-ci utilise généralement un couplet d’octosyllabes à rimes plates pour rendre un hexamètre dactylique du poème ovidien (le récit français devrait occuper cinquante-deux vers, il est donc exactement deux fois plus long). Stanford Libraries' official online search tool for books, media, journals, databases, government documents and more. Mais le Dieu soleil Hélios les surprit sur le lit du palais d’Aphrodite et de son mari. 27L’exposition ne doit rien à Fulgence, qui se concentre sur l’allégorie du Soleil et des cinq filles du Soleil punies par Vénus. En outre, les liens que notre poète tisse entre la fable antique et son ouvrage sont de la même façon aussi « subtils » qu’« indestructibles », parce qu’ils permettent de mettre en lumière le mensonge de la fable pour faire éclater la vérité chrétienne. On peut considérer que cet éloge est destiné aussi à celui qui met par écrit l’histoire de Mars et de Vénus40 : le filet de Vulcain, c’est l’écriture de la fable qui les prend au piège, qui les immobilise, qui les « éternise » ; c’est même l’écriture qui les lie plus étroitement, en pérennisant l’histoire : comme les mailles du filet de Vulcain, les mots de l’auteur sont composés si solidement que « nulz rompre ne les peüst » (le v. 1314 est ajouté lui aussi aux Métamorphoses). 28L’interprétation de type physique n’est pas celle de Jean de Garlande, qui fait de Vénus le printemps, de Vulcain l’été, et de Mars l’automne : « Ver Venus est, estas Vulcanus, captus adulter / Autumnus nobis dans aliena bona45 ». L’ajout de la dolor de Vénus au vers 1346 peut venir du vers 4375 de ce même roman : « La deesse molt s’en marri ». Essai d’interprétation…, p. 239-251. Mais ce n’est pas encore suffisant : pour redonner vie aux Métamorphoses, il faut leur insuffler un souffle nouveau. 1Le récit des amours adultères de Mars et de Vénus est donné au livre IV des Métamorphoses et de sa « traduction » en langue romane, l’Ovide moralisé en vers du début du xiv e siècle. 1982-1983]), v. 13805-13844, v. 14128-14171, v. 18031-18099. 13Par exemple la description de l’action du soleil, « dont tous biens habonde, / Qui ses rais espant par le monde, / Dont tout eschaufe et enlumine » (v. 1276-1278), développe les mots d’Ovide « siderea qui temperat omnia luce23 ». C’est l’un des mots du vocabulaire courtois. Vulcain, n'avait plus qu'à inviter les dieux de l'Olympe admirer cette prise. Mars et Vénus liés par l'Amour. prologue and 3 acts Composer. M. Desmond, Ovid’s Art and the Wife of Bath : the Ethics of Erotic Violence, Ithaca/New York/Londres, 2006. Quant à la réaction de Vulcain, elle est largement amplifiée dans la version romane, qui utilise les mots « duel », « corage », « enrage » (v. 1298-1299), sans équivalents dans le poème d’Ovide, ni dans aucune des sources, latines ou vernaculaires, auxquelles le translateur a pu puiser par ailleurs. Vat., I, 43 : « implicati sunt » ; Myth. 1 G. Genette, Palimpsestes. Et le couplet sur la douleur de Vulcain, aux vers 1298-1305, doit sans doute beaucoup à des vers de Chrétien de Troyes : des phrases telles que « Tel duel en ot en son corage / Que bien petitet qu’il n’enrage » (v. 1298-1299), ont pu être soufflées à l’auteur du xive siècle par des vers comme ceux du Chevalier de la Charrette : « Car tant a duel et ire et rage / Qu’a bien petit que il n’anrage » (v. 7069-7070)39. 1485 - Mars et Vénus d'aprés Botticelli   Â© http://nationalgallery.org.uk/, naturemotslatins1 Mais un matin, Hélios le soleil a vu les deux amants allongés l'un près de l'autre. L’interprète de l’Ovide moralisé retrouve les lectures qui font des dieux les figures des planètes. Vulcain ne répond rien, mais envahi par la colère, il décide de se venger. http://www.gratumstudium.com/latin/iseaid.htm Titre uniforme : Campra, André (1660-1744). 35La condamnation de l’amour humain peut venir de moralistes précédents : par exemple, le troisième Mythographe du Vatican fait de Mars amoureux de Vénus l’image de la vertu corrompue par le plaisir amoureux52 : Mars igitur complexu Veneris pollutus, id est, virtus libidinis illecibris corrupta, sole teste apparet, id est, tandem veritatis indicio rea esse cognoscitur. Vat., I, 43 : « lectulum cinxit » ; Myth. 43 Ce sens est celui que les stoïciens proposent dès l’Antiquité pour les fables mythologiques. Les amours de Mars et de Venus : ballet : représenté par l'Academie Royale de Musique, l'an 1712 Contributor Names Campra, André -- 1660-1744 Danchet, Antoine -- 1671-1748 (librettist) Opéra de … Pour cette petite veinarde de Nassima et les 4èmes qui aiment le subjonctif parfait et le subjonctif plus-que-parfait, mais avec un point bonus en cadeau sur 20 ... Apollon et Coronis Gélaste montre à Acante une tapisserie, ou sont représentées les Amours de Mars et de Vénus, et lui parle ainsi : Vous devez avoir lu qu’autrefois le dieu Mars, Blessé par Cupidon d’une flèche dorée, Après avoir dompté les plus fermes remparts, Une deuxième interprétation « historique », au sens évhémériste, s’étend du vers 1548 au vers 1629 (le fabliau du triangle amoureux débouche sur une morale « sociale », qui conseille aux maris cocus de faire comme s’ils ne s’apercevaient pas de leur infortune, pour garder sur leur femme une autorité fondée sur la peur !). 34Cependant, malgré l’ampleur inégalée que l’interprète de l’Ovide moralisé donne à cette « istorial matire » et aux conseils de morale sociale pragmatiques et opportunistes pour les maris cocus, c’est lorsqu’on passe à « l’alegorie / que ceste fable signifie » (v. 1630-1631) que l’originalité de l’auteur de l’Ovide moralisé déploie sa pleine mesure. 11Pour traduire le vers 181 des Métamorphoses, « lecto circumdata collocat arte », par le vers 1316, « De teulz las a le lit porpris », le translateur a pu réunir les mots des vers 577-578 du livre II de l’Ars amatoria (« Mulciber obscuros lectum circaque superque / Disponit laqueos20 »), ceux des premier et deuxième Mythographes du Vatican21, ceux du Roman d’Eneas enfin : « Antor son lit l’aparoilla » (v. 4364). et trad. Le Tableau: 17On remarque ainsi une amplification du vers « illi iacuere ligati / turpiter » dans la traduction par « Quant cil se virent nuz et pris, / Si sont honteux et entrepris, / Qui dou forfet sont pris corpable » : l’ajout de la mention de la nudité peut s’expliquer par les mots de l’Ars amatoria (l. II, v. 580 : « Impliciti laqueis nudus uterque iacent »)33. Download. Il amplifie le texte des Métamorphoses grâce à ces mêmes textes, ou grâce aux mythographes qui l’ont précédé. Ces vers, ainsi que la mention de la douleur de Vulcain au vers 1355 de l’Ovide moralisé (« Trop convint puis Vulcan doloir »), ont pu être inspirés par l’apostrophe que le poète latin adresse à Vulcain à la fin du récit de la fable dans l’Ars amatoria : « Hoc tibi pro facto, Vulcane : quod ante tegebant, / Liberius faciunt, ut pudor omnis abest38 » (l. II, v. 589-590). L’amour « fet faire » (v. 1672 et 1674), « Le cors gaste et gaste l’avoir55 » (1690) ; l’amour est comme un feu « qui art sans estaindre » (v. 1654), comme la soif de Narcisse, « Soif qui ja n’ert rassasiee » (v. 1668), comme une maladie, une « Fievre qui ja n’ert apaiee » (v. 1669), comme la mort (v. 1686) ou la Damnation, « Destructions d’ame et de cors » (v. 1659) ; l’amour est toujours en mouvement, « amours ne set estre en un point » (1676) ; l’amour transforme l’aspect extérieur des amants, et de façon continuelle : « Or art, or cuit, or leche, or point » (1677), « Or a li amans froit, or chault, / Or est tristes et est hetiez, / Or est sains, or est dehetiez » (1681-1683) ; l’amoureux est comme sur la Roue de Fortune, « Or cuide avoir tout ce qu’il velt / Or en est plus loin qu’il ne selt » (1684-1685). But it is the tropological “allegory” in particular that displays an unyielding originality, in particular through the zealous tone that is characteristic of this work, which can certainly be related to the preaching of the translator’s time. Les deux amants se débattent, mais ils n'arrivent pas à sortir. Contrôle... Mais un matin, Hélios le soleil a vu les deux amants allongés l'un près de l'autre. Cette vertu est entravée comme avec une chaîne par l’habitude dépravée d’une passion illicite » (notre traduction). On sait en effet qu’il étage et hiérarchise les sens « concrets41 » et les sens spirituels42. Les deux amants se débattent, mais ils n'arrivent pas à sortir. 48 Hygin, Astronomica, II, 42, 3 (éd. 24Mais ce sont bien sûr les interprétations qui suivent la transcription de la fable qui constituent la plus longue et la plus évidente des réécritures. Vat., III, 11, 5 (notre traduction). Essai d’interprétation…, p. 723 : « la tonalité voulue par l’exégète imite celle d’un prêche, à tout le moins celle d’un discours édifiant. fonctionscas3 Vulcain décide de les libérer sous la demande de Neptune. In this French version of the fable, he displays originality and includes certain details that are not present in any other text. LES AMOURS DE MARS ET DE VÉNUS. Les amours // de // Vénus et Mars, // Ballet en musique // Par Monsieur Campra -- 1712 -- partitions. 33Les sources de l’interprétation « historique » sont particulièrement repérables pour le long passage de condamnation du mari jaloux (v. 1569-1629). Cependant, dans une note à ces vers des Integumenta, Ghisalberti copie une glose qui se trouve dans le ms. Ambrosianus (Milano, Biblioteca Ambrosiana, N 254) et pourrait expliquer cette interprétation de l’Ovide moralisé (Ghisalberti lui-même signale cette correspondance) : « Venus et Mars sunt duo planete habentes interjectos. : [estampe] -- 1729 -- images Mais lorsqu’il traduit « tenuissima […] stamina » par « Ne fil de soie si deugiez », il peut au contraire s’appuyer sur une glose telle que celle du mot « stamina », pour lequel le Vat. Vous avez soumis la note et la critique suivantes. La provenance de l'œuvre est inconnue. Vat., III, 11, 5, Venus : « eos coëuntes ligans ». 47 Contrairement aux Fabulae, ce texte, qui contient nombre d’éléments mythologiques, a circulé au Moyen Âge. lat. 147954. 21 Scriptores rerum mythicarum latini tres Romae nuper reperti, éd. Vous devez avoir lu qu'autrefois le dieu Mars, Blessé par Cupidon d'une flèche dorée, Après avoir dompté les plus fermes remparts, Mit le camp devant Cythèrée. Attribution possible à Francesco Durantino qui a travaillé dans l’atelier de Guido di Merlino entre1543 et 1547. Il y a sans doute là l’écho de la condamnation du jaloux par Ovide dans l’Ars amatoria dont nous avons cité les vers 589-590. 1-Description des trois Graces Pour les premières interprétations, il parle d’« expositions » ou de « sentences » et utilise les verbes « espondre », comme ici au vers 1488, ou « entendre ». For the translation of the fable, the translator, who knew Latin well and could translate it faithfully, sometimes chose the words by using interlinear glosses of the medieval manuscript of the Metamorphoses he had at his disposal. 44 Il s’agit cette fois de la méthode évhémériste. J.C.) et de son épouse Sabine. H. Bornecque, rev. P. Heuzé, Paris, 2011), l. II, v. 577-578 : « Mulciber dispose des lacs invisibles autour et au-dessus du lit » (notre traduction). Pour la fable de Mars et de Vénus, c’est sans doute l’Ars amatoria qui a aidé le translateur à développer en particulier les détails « coquins » ou misogynes. On peut rappeler également le couplet, plus moralisant cette fois, et misogyne, sur la disparition de la pudeur féminine et de la peur du mari chez la femme dont la liaison adultère a été découverte (v. 1342-1362) : il s’agit de vingt-et-un vers dont la source ne se lit ni dans les Métamorphoses ni dans aucun des textes antérieurs qui traitent de la fable de Mars et Vénus. 42 Les quatre sens de l’Écriture peuvent être dans l’Ovide moralisé distingués ou indifférenciés. 52 Myth. Contes Libertins 1ere partie (Publié le 26 juillet 2000) (Mis à jour le: 2 novembre 2016) Gélaste montre à Acante une tapisserie, ou sont représentées les Amours de Mars et de Vénus, et lui parle ainsi. Vénus endormie avec des amours, est un tableau peint par Annibale Carracci vers 1602-1603 et conservé au musée Condé à Chantilly.. Il a été peint, avec peut-être la participation de l'atelier du peintre, pour décorer le palazzetto Farnèse à Rome au sein d'un ensemble de peintures encore partiellement conservées dans le même musée. La littérature au second degré, Paris, 1982, p. 291 sq. 49 Voir les vers 4192 à 4212 du livre XV. les hommes viennent de mars et femmes de venus-LIVRE-EXTRAIT-p9 I OBJECTIF 9999 LIVRES Mais un matin, Hélios le soleil a vu les deux amants allongés l'un près de l'autre. 33 On pourrait penser aussi aux mots des Fabulae d’Hygin (au chapitre « Vulcanus » : « ille eos nudos cubantes vidit »), mais les Fabulae n’ont guère circulé au Moyen Âge : nous n’en avons pas conservé de manuscrit médiéval.