... la fonction de l'évaluation est bien une démarche incontournable en termes de pratiques de recherche. Mais cette figure d’usage est également marquée par la spécificité du secteur sanitaire. Elle place l’usager en position d’acteur, de co-auteur du projet le concernant. Il participe au développement des capacités des personnes à agir pour elles-mêmes et dans leur environnement. ce qui est décrit plus haut concernant les conditions favorables à m’émergence d’un dispositif technique). Elle vise à permettre la prise en compte des familles dans l’accompagnent et à interroger sa pratique professionnelle sur le travail au quotidien avec les familles. des problèmes ou le trouble psychique de l’usager sont présents, ... Avant-propos rôle et place du travailleur social. collective en travail social Politique sociale : lutte contre l‘exclusion / l‘accompagnement de l‘usager Choix de la méthodologie : Organisation d’un colloque s’appuyant sur des contributions départementales. Non pour se décourager mais pour définir des stratégies adaptées. Ne sommes-nous pas, comme le dénoncent certains, plus proches de la figure consumériste du client que de celle du citoyen ? Comment ça se passe ? Si le travail est reconnu comme un moyen intégrateur dans la société, il est vrai que le travail en E.S.A.T. Action sociale, Travail, Droits de l'usager, Personne en difficulté, Besoin social, Ecoute, Protection infantile, Intégration sociale, Echange de pratiques, Profession sociale, Droits de la personne, La loi du 2 janvier 2002 positionne l'usager au coeur de l'action sociale. Pour comprendre les enjeux qui influent la participation des personnes accompagnées à leur projet, il faut d’abord comprendre dans quel contexte se joue cette volonté de faire participer les usagers. Par la médiation des outils prévus par la loi, des professionnels vont mettre en œuvre ce droit auprès d’usagers : un usage va se construire entre professionnels et usagers. La participation de la personne à sa prise en charge est actée dans l’article L.116- 2 du CASF. Travail sur la place centrale de l’usager dans l’évaluation de la qualité Recueil de l’expérience dans l’évaluation Mise en place des enquêtes de satisfaction (questionnaires entrée/sortie) Identifier un projet modeste Repérer un ou 2 parents qui peut être un relais (exemple : L’intervenant social est ici légitimé, au-delà de la disqualification ponctuelle de l’usager, par une mission d’utilité sociale. Activités principales. De plus une formation par l’analyse de l’activité peut lui offrir une lecture non psychologisante de son activité, au sens où elle ne recherche pas une causalité du côté de la psychologie du travailleur social et/ou de l’usager, elle offre une lecture qui se centre sur l’activité même, tout en prenant en compte les intentions et les émotions du sujet. L’usager qui émerge de cette volonté est pleinement citoyen, non pas porteur de droits spécifiques mais pleinement titulaire des droits de l’Homme et du citoyen. Intéressons-nous un peu plus à ce que nous venons de nommer l’usage en revenant vers notre sujet : la participation des personnes accompagnées. 1. La légation : repose sur l’idée de legs, de don. Agenda. Note problématique de la sous-commission veille du CSTS « La place de l’usager, expressions et mises en récit » ..... 46 . Ceux qui régissent les rapports interpersonnels (livret d’accueil et contrat de séjour) ; Ceux qui régulent les relations collectives (règlement de fonctionnement et conseil de la vie sociale). L.116-1 du CASF). En effet, le travail auprès des usagers s’effectue de plus en plus au sein d’équipes pluri-professionnelles, ce qui entraîne une généralisation des réunions de concertation. Elle met en place la contractualisation par l’élaboration du projet individualisé. Un dispositif technique naît toujours de la combinaison de trois éléments : L’usager – c’est-à-dire celui qui va faire usage de ce dispositif technique – naît quant à lui de la combinaison de trois éléments : Pour comprendre cette combinaison entre besoin, usager et usage, il n’est qu’à revenir sur quelques grandes inventions. La parole dans les dispositions légales Elles forment le terreau des pratiques, constituant des couches sédimentaires qui irriguent les manières de faire, à travers l’histoire (on peut repérer les moments historiques où une référence a dominé les autres), à travers les publics (selon que l’on s’inscrit dans le champ du handicap ou de l’inadaptation, ou de la protection des personnes vulnérables), à travers les organisations (selon les références théoriques mobilisées). La place de la violence dans le travail social GUY BAJOIT1 Résumé : Pour bien comprendre d’où vient la violence dans le travail social, il faut analyser la relation d’aide. Pour être concret : l’usage des outils numériques connaît une diffusion très inégale selon les milieux plus ou moins favorables qu’il traverse, alors que son utilité est évidente (Cf. L’usage : dernier élément qui constitue l’usager c’est la manière dont la personne va utiliser le dispositif technique. L’intervenant est là pour aider le sujet à prendre en main son destin. Le rapport passe en revue la posture requise, tant des professionnels et des administrations que des usagers eux-m�mes, le processus de la relation d'aide, pass� de l'assistance � l'accompagnement, et enfin les proc�dures indispensables � une refondation des relations entre travailleurs sociaux et usagers. Le besoin : dont nous avons déjà parlé. Le contrat : envisage tout autrement la relation. Éditorial I. Les représentations sont associatives, via un agrément délivré par le ministère sur la base de la représentativité de l’organisation de patients. Mais cela suppose que le jeu ne soit pas dicté par les seules règles de l’organisation de travail social. Le dossier social est l’enjeu d’un malaise au sein de l’administration et dans le public. Une difficulté supplémentaire apparaît à l’analyse. Il faut ensuite observer comment la participation s’est instaurée – nous nous appuierons ici sur sa mise en œuvre dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux – pour pouvoir analyser les difficultés, les limites et les contradictions auxquelles se heurtent les pratiques de terrain. » Cette perspective nous donne des pistes méthodologiques pour conduire la participation des personnes accompagnées : Les établissements et services sociaux et médico-sociaux sont des ensembles techniques d’une rare complexité. « A cette fin, le travail social regroupe un ensemble de pratiques professionnelles qui s’inscrit dans un champ pluridisciplinaire et interdisciplinaire. Examiner l'effectivité de la mise en actes des principes réaffirmés par la loi, éclairer la manière dont le travail social s'en empare : tel était le mandat confié au groupe de travail dirigé par Jacques Ladsous et Brigitte Bouquet. Action sociale, Travail, Droits de l'usager, Personne en difficult�, Besoin social, Ecoute, Protection infantile, Int�gration sociale, Echange de pratiques, Profession sociale, Droits de la personne, De la participation au pouvoir d'agir. Dans un mouvement inverse, ce qui permet, aujourd’hui, d’estomper ces différences tient essentiellement à un point de vue : le rapport entre les personnes accueillies ou accompagnées n’est considéré que sous l’angle technocratique du dispositif d’intervention. Annexe 5 - Note de … » ; « les libertés ne se donnent pas, elles se prennent ! « Le travail social s’exerce dans le cadre des principes de solidarité, de justice sociale et prend en considération la diversité des personnes bénéficiant d’un accompagnement social. » ; « Le pouvoir sur ta vie, tu le tiens de toi-même. L'articulation du sanitaire et du social, une voie recommand�e, © CRES PACA / Nous contacter / Accès réservé La loi du 2 janvier 2002 positionne l'usager au coeur de l'action sociale. La prise en compte : convoque le registre – plus psychanalytique – du désir, s’adresse à des « sujets socio-désirants » dans la double dimension de l’inconscient et de l’idéologie (deux matrices qui font l’humain). Il peut s’appliquer au droit des personnes accueillies. Vouloir libérer quelqu’un contre son gré est une forme d’aliénation. Certes, s’adressant à des humains qui connaissent de manière ponctuelle ou durable une situation particulière générant une vulnérabilité. Accueil » Articles » Droit des usagers » Les enjeux de la participation des personnes accompagnées à leur projet, par Roland JANVIER | 17 Mai 2017 | Droit des usagers | 0 commentaires. La délégation : introduit l’idée de confier une mission à un tiers. Chroniques d’une assistante sociale en milieu médico-social. Le projet d’établissement ou de service ; Le conseil de la vie sociale et autres formes de participations ; La charte des droits et libertés de la personne accueillie ; Le droit de recours à une personne qualifiée ; L’obligation de regroupement des familles ; Les sanctions pénales en cas de non-respect de ces dispositions. La section du Code de l’Action Sociale et des Familles ouverte par cet article fondamental décline ensuite les outils visant la mise en œuvre effective de ces principes : Plus largement, ce texte initie des représentations de plus en plus larges des usagers dans des instances aux plans local, régional et national. Mais cette figure d’usage, née dans la constellation du handicap, apparaît très centrée sur les handicaps les plus faciles à assimiler socialement, voire qui appellent de la compassion qui est encore une forme de stigmatisation. (Conseil Supérieur du Travail Social, L’usager au Le texte définit ainsi l’usager de l’action sociale et médico-sociale. L’usage est un point d’achoppement – à la fois interface et médiateur – entre l’intention du concepteur du dispositif technique et la manière dont ce dispositif est approprié, saisi par celui qui l’utilise. Découvrez L'usager au centre du travail social - De l'énoncé des droits de la personne à l'exercice de la citoyenneté. Pour cela, il faut identifier ce qu’est le dispositif technique du travail social dans lequel les usagers –ceux qui en font usage – vont pouvoir se situer, c’est-à-dire s’inscrire dans un rapport d’usage que nous allons tenter de définir. Pendant longtemps, les professionnels de l’action sociale ont été formés à identifier les manques des usagers auxquels il fallait répondre et les déficiences qu’il fallait combler. Chaque élément de ce triptyque influence les deux autres, apporte ses contraintes, ses stratégies et ses possibilités (ouvertures/fermetures). C’est le règne de la relation d’aide. Héritier de son « codétenu » de 1998, l’usager de la loi rénovant l’action sociale et médico-sociale du 2 janvier 2002 est bien né de la volonté politique d’investir les bénéficiaires de l’action sociale et médico-sociale d’une « citoyenneté de plein exercice ». C’est sans doute ce qui explique que cet usager-là est resté cantonné dans l’affirmation de droits individuels, plus attachés à sa personne – ce qui est déjà un progrès considérable – qu’à sa situation sociale. / Crédits - Site optimisé pour Mozilla Firefox, Bib-Bop : base de données bibliographiques - bases des outils pédagogiques en éducation et promotion de la santé, IREPS Bourgogne Franche-Comt� - Antenne de C�te d'Or (21), Promotion Sant� Normandie / Ireps - Site de Rouen. L’usage ne peut jamais être prédéterminé à sa réalisation, ni prévisible de façon certaine. Laisser ouvert des espaces de prise en main du projet par l’usager plutôt qu’imposer des formes toutes faites ; Ouvrir des lieux de débat qui ne sont pas définis par les seuls professionnels ; Laisser-faire plutôt que faire-faire même si l’efficacité est moindre ; Prendre le temps d’évaluer, avec l’usager, la manière dont il ressent l’action conduite, au-delà des résultats ; Finalement, s’intéresser plus aux moyens mobilisés, aux chemins empruntés avec l’autre qu’aux résultats eux-mêmes. Le rapport La souffrance exprimée dans le champ social ... forte entre champ sanitaire et champ social, ainsi qu'aux pratiques de travail en réseau. Le rapport entre professionnels et usager ne peut se bâtir sur une collaboration quelconque puisqu’il s’agit d’un transfert d’autorité à une personne jugée compétente pour l’exercer. Christine Maurey. Elle est au cœur du système de démocratie représentative. Tous ces outils, et d’autres qu’il faudra encore inventer, sont de véritables modes d’emploi de l’organisation qui sont une façon de remettre les clefs de la machine à l’usager qui reste le premier concerné par ce qu’elle va produire. L'intérêt de cet ouvrage est tout à fait pertinent dans le contexte numérique actuel. ... donc de personnes, dont la pertinence s'appuie sur un principe de travail partenarial. Manuel critique de travail social. Le terme « usager » est interrogé parce qu’il serait stigmatisant[1]. Ce mouvement s’est ensuite amplifié dans tous les champs de l’action sociale. L’évolution législative nous renseigne sur les représentations des usagers qui donnent naissance aux textes de référence. La délégation reste à distance des logiques communautaires. La difficulté méthodologique que posait cette visée est que les usagers en question n’étaient pas, à proprement parler, demandeurs d’exercer ces droits civiques et politiques. Hors les lobbys du champ du handicap, les autres (personnes en difficulté sociale, personnes âgées, familles en difficultés éducatives…) apparaissaient en ordre dispersé. Ce numéro essaie de donner quelques éléments d'informations et de réflexions sur la parole, l'identité et la place de la personne au sein du travail social. Le modèle communautaire : ce sont des groupes de pairs qui travaillent ensemble, à partir de leur expérience commune, à la résolution des problèmes des membres de leur communauté sociale ; Le modèle marchand : des prestataires mettent à disposition de personnes des réponses à leurs besoins dans une relation commerciale qui mobilise la concurrence entre les offreurs de services et la capacité solvable des clients qui payent les services. Le véhicule automobile est une évolution des voitures tractées. Elle inspire au modèle marchand le principe de délégation de compétence. Ecritures des pratiques. Loin d'en faire l'apologie, les auteurs mettent en question le rôle de ces technologies, en rappelant qu'elles sont à considérer comme un moyen d'amélioration du travail social et non comme une fin en soi. On ne vit pas dans un service de gastro-entérologie alors qu’on passe plusieurs années, souvent tout le temps d’une vie professionnelle, dans un foyer de vie ou une maison d’accueil spécialisée. La participation des usagers dans les politiques sociales Étude DGCS/INET promotion Hannah Arendt. L’intervenant est un expert qui appréhende les problèmes de manière plus collective dans les registres culturels et sociaux. L’assistant social peut s’appuyer sur trois éléments afin d’évaluer le critère de « stabilité ». L’accompagnement social se fait AVEC et non pour l’usager qui devient participant/acteur de son projet. Du fait, de plus en plus, d'une logique de missions et d'une identité qui se définirait plus en référence à une institution qu'à l'appartenance à une profession, nous assistons de plus en plus à un cloisonnement des différents services sociaux. Les outils prévoyant la participation des usagers répondent à une idée qui résulte de l’intention du législateur (à l’époque : mieux garantir les droits des personnes accueillies) mais aussi de la manière dont cette idée va être mise en œuvre par les équipes professionnelles. Autrement dit, l’usager et le patient se fondent l’un dans l’autre si ne sont observées que les caractéristiques de leur relation instrumentale à un dispositif technique d’intervention. L’usager est immédiatement identifié par ses manques (sans domicile, sans papier…), sa vulnérabilité (handicapé, dépendant…), ses incapacités (éducatives, parentales…), son infériorité (culturelle, économique…), etc. L’idée de l’inventeur doit répondre à une besoin qui se pose ici et maintenant au groupe humain qui adoptera le nouveau dispositif technique. Au-delà de ce débat (les mots ont toujours leur importance), c’est la relation d’usage qui m’intéresse. Il vise à corriger l’asymétrie des places entre professionnel et usager. Le premier élément est le discours de l’usager : un usager qui parle de difficultés familiales, de problèmes de garde d’enfants, de problèmes de dettes, de logement insalubre… apparaîtra comme … Respect de l'usager et Travail Social. Les devoirs – il y en a toujours dans une société organisée – sont conditionnés par la situation des personnes, leurs liens aux autres, les cultures où ils se réalisent… Chacun est donc inconditionnellement titulaire de ses droits cette titularité ne peut être soumise à la condition d’assumer ses devoirs qui relèvent d’un autre plan de significations et de contraintes sociales. Cette formation vient questionner les enjeux de la rencontre famille / institution. La prise en charge : fondée sur la demande, elle s’adresse à des destinataires dont les conditions de vie les empêchent d’être sujets, pleinement autonomes. est souvent intégré dans l’esprit de beaucoup de gens comme une activité limitée et … La responsabilité des professionnels est de tout mettre en œuvre pour permettre à l’usager de comprendre la manière dont cela fonctionne (livret d’accueil), les règles qui prévalent (règlement de fonctionnement), les moyens dont il dispose pour influencer le processus (construction du projet personnalisé), les lieux où son avis est attendu et produira des effets (conseil de la vie sociale), les engagements qui sont attendus de lui (contrat de séjour), etc. Est consubstantiel des droits de l’Homme : le droit des usagers n’a de sens que s’il est entendu comme une déclinaison particulière des droits de l’Homme. Ce faisant, la législation instaure une porosité entre les figures d’usage précédemment identifiées. Cette intention initiale est fondée sur une représentation de l’usager, de ses besoins, de ses capacités, de ce qui est supposé de ses réactions. Quand Thomas Edison inventa sa « machine nécrophonique » qui donnera naissance au phonographe, c’était pour conserver la voix des morts. Cette participation se situe à deux niveaux indissociables : la participation de la personne au projet la concernant (élaboration, mise en œuvre, évaluation) mais aussi participation à la vie et au fonctionnement de l’établissement ou du service. Les slogans de 1968 nous rappellent ces règles de bon sens : « ne me libère pas, je m’en charge ! En effet, un parallèle entre une activité productrice et un travail éducatif est ce qui caractérise un E.S.A.T. A noter : les outils s’organisent en deux niveaux : L’ensemble de ces outils est contenu dans le cadre défini par le projet d’établissement. C’est-à-dire que la façon dont professionnels et usagers vont se saisir des outils contenus dans le Code de l’Action Sociale et des Familles modifie le fonctionnement de l’outil et, ce faisant, modifie les représentations des uns sur les autres. » La personne en situation d’exclusion se voit garantir ses droits fondamentaux dans tous les domaines de la vie sociale (emploi, logement, santé, justice, éducation, formation, culture, protection de la famille et de l’enfance). Milieu favorable : Par exemple, les travaux d’André Leroy-Gouran montrent que certaines adoptions techniques qui auraient été fort utiles à certaines tribus n’ont pu être adoptées faute de milieu favorable : ceci explique les différences d’évolution entre les civilisations. LADSOUS Jacques, BOUQUET Brigitte, LUSIAK-SOONEKINDT Carole (et al.). N’est-ce pas une instrumentalisation des rapports d’usage ? Le rapport social n’est plus envisagé de l’individu vers son environnement mais de la société vers l’individu. Symbole d’organisation d’un service, de paperasseries et de poussière, ou du savoir caché de l’administration, - les « dossiers secrets » - nombreux sont les textes qui y font référence, alors qu’il n’en est donné nulle part de définition. Est à distinguer des devoirs : droits et devoirs ne s’équilibrent pas selon une comptabilité arithmétique qui supposerait qu’ils soient toujours en équilibre. Il y aurait moins de différence que nous le pensions entre les patients et les usagers ? C’est donc plutôt dans un rapport de forces, mettant en cause le pouvoir médical et la méga machine sanitaire française, que se sont affirmés les droits des malades. La loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires, dite « loi HPST » jette un nouveau pont entre le sanitaire et le social en se fondant sur le concept global de santé. C’est une loi ambitieuse qui posait, en son article premier (article L115-1 du Code de l’Action Sociale et des Familles) que « La lutte contre les exclusions est un impératif national fondé sur le respect de l’égale dignité de tous les êtres humains et une priorité de l’ensemble des politiques publiques de la nation. L’accompagnement, le projet, deviennent alors des sentiers qui se tracent en marchant entre usagers et professionnels. en situation de précarité ou de pauvreté, et sur la mise à leur disposition de prestations en es-pèces ou en nature » (art. Non pour « faire pour » l’usager car il se substituerait alors à sa capacité d’agir qui doit être systématiquement recherchée au maximum des potentiels de la personne. Il s’agit d’aider, de sauver, de redresser. Dès lors qu’ils ont commencé à rechercher des potentialités à faire émerger et des capacités à accroître, ils ont pris l’habitude de s’intéresser non pas seulement à l’individu isolé et à ses compétences particulières, mais aussi aux ressources du milieu dans lequel il évolue. L’ensemble de ces données permettent d’établir une meilleure compréhension de la situation de l’usager afin d’établir un diagnostic, de concevoir un projet et d’en effectuer son évaluation. Le contrat traverse les trois modèles : Dans modèle communautaire : il illustre la notion de « contrat social » ; Dans le modèle marchand : il est le pivot de la relation commerciale qui est exclusivement contractuelle ; Dans le modèle administratif : il identifie l’évolution des droits civils et politiques vers les droits sociaux : l’État est redevable de ses engagements devant chaque citoyen. Dans ce contexte particulier, la promotion de cette nouvelle figure d’usage butte encore aujourd’hui sur l’écueil individualiste. Etape 2 Octobre 2013 Retour national sur les choix opérés par les inter régions. La loi du 2 janvier 2002 positionne l’usager au cœur de l’action sociale. L’usager démissionne de son destin pour le confier à un intervenant. C’est ainsi qu’il faut comprendre le slogan attribué selon les cas à Gandhi ou Luther-King : « tout ce qui est fait pour moi, sans moi, est fait contre moi. La loi du 2 janvier 2002 positionne l'usager au coeur de l'action sociale. D’ailleurs, les modes de représentation collective prévus par la loi concernent bien des personnes désignées nommément au titre de leur situation au regard de l’établissement ou du service et non au titre d’une quelconque représentativité d’un groupe d’usagers. Le partage de l’information est une question qui se pose souvent aux équipes de Travailleurs Sociaux et Médico-Sociaux. Les droits, par nature, sont inconditionnels puisqu’ils s’attachent au principe d’humanité. [3] S. Karsz, Pourquoi le travail social ? Nous pourrions dire que l’usager n°2002-303 est un utilisateur ponctuel d’un service alors que l’usager n°2002-2 est un résident ou un habitant, inscrit dans une relation durable qui est la condition de l’efficacité de l’aide qu’il reçoit. Place des usagers Synthèse du rapport Rapport remis par Marcel JAEGER Président de la commission du rapport du Conseil supérieur du travail social (CSTS) et titulaire de la chaire de travail social au CNAM 1. Elle emprunte au modèle marchand l’idée d’expertise extérieure et au modèle administratif celle de subordination et de séparation des rôles. Mais pour « faire ensemble », c’est-à-dire s’engager dans une aventure dont les tenants et aboutissants ne sont pas définis préalablement mais s’élaborent au fur et à mesure du chemin partagé. Cette ambition d’une citoyenneté affirmée, portée par les institutions sociales dans leur ensemble, mobilise tous les acteurs sociaux : entreprises, organisations professionnelles et syndicales, organismes de prévoyance et mutualistes, associations, mais plus largement encore, « les citoyens ainsi que l’ensemble des acteurs de l’économie solidaire et de l’économie sociale… » La loi de lutte contre les exclusions réintroduit la question de l’intégration sociale comme choix politique au cœur de toutes les activités sociétales. Le droit des usagers, tel qu’il est défini dans le Code de l’Action Sociale et des Familles : La raison d’être des outils prévus dans le Code de l’Action Sociale et des Familles – raisons généralisables au-delà des seuls ESMS – est contenue dans l’article L.311-3 : « L’exercice des droits et libertés individuels est garanti à toute personne prise en charge par des établissements et services sociaux et médico-sociaux.